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16 mai, 2014

Processus d’opérationnalisation des activités de renforcement De la résilience au Niger quelle perspective

Classé dans : Urgence et developpement — palabre @ 14:57

Processus d’opérationnalisation des activités de renforcement

De la résilience au Niger quelle perspective

 

Le changement climatique qui  a pour corolaire la récurrence des sècheresses, l’insécurité  alimentaire et nutritionnelle fréquente a amené l’état du Niger à se doter d’un dispositif de prévention et de gestion de crises et catastrophes alimentaire depuis 1989. Ce dispositif dispose d’un mécanisme de concertation et de mobilisation des ressources, d’un dispositif d’information et d’un dispositif d’intervention.

Malgré les actions inestimables de l’état et du partenaire dans le cadre la prévention et gestion des catastrophe force est de constater qu’outre la récurrence de ces crises,  leurs impacts sont toujours grandissant surtout chez les groupes extrêmement vulnérable. Cette situation a amené les décideurs politiques et les bailleurs de fonds à ajouter une troisième variante dans la gestion des catastrophes alimentaires celle de la résilience.

Mais qu’est-ce que c’est que la résilience ? Il faut noter qu’il n’y a pas de définition standard de la résilience. Mais placer l’accent sur la résilience dans le cadre des interventions humanitaires ou développement revient à rendre autonomes les communautés dans l’utilisation de leurs propres ressources, à renforcer leur capacité à affronter les chocs plutôt qu’à se concentrer sur leur vulnérabilité ou leurs  besoins en situation d’urgence. Vu sous cet angle l’on peut considérer la résilience comme étant « La capacité des pays, des communautés et des ménages à gérer un  changement, en conservant ou en transformant leur niveau de vie face aux chocs et stress tels que ; les tremblements de terre, sècheresse ou conflit violent sans compromettre leur perspective à long terme (DFID, 2011)[1]». Ainsi on peut également considérer l’approche visant à renforcer la résilience comme étant une approche intégrée et pluridisciplinaire ayant un lien entre intervention d’urgence et perspective à long terme.

Faire de la résilience serait donc adresser des solutions idoines aux causes structurelles de la vulnérabilité.  Ce qui s’oppose aux interventions ponctuelles et ciblées et aux saupoudrages des actions. Il faudrait raisonner donc en paquet d’activité. C’est pourquoi on parle de la commune de convergence au Niger (Comdeco) «  qui sont un certain nombre des communes dans lesquelles l’Etat et ces partenaires acceptent de joindre leurs efforts pour adresser une réponse globale à la vulnérabilité et renforcer ainsi la résilience de ces communes ». Au niveau des partenaires aux développements des outils de planification et des plaidoyers sont mis en place pour cette fin. Quelques  un de ces outils comme la planification saisonnière basée sur les moyens d’existence (PSME)[2] et la planification communautaire participative sont en adéquation avec les outils existants déjà,  comme les plans de développement communaux (PDC). Mais il y a une préoccupation en termes d’appropriation et d’harmonisation de ces outils par les acteurs étatiques.

C’est pourquoi il est plus que judicieux qu’il est un état de lieux des approches et outils de renforcement de la résilience au Niger. Cela aura l’avantage d’avoir une plus grande visibilité en termes d’approche sur la thématique, et de sortir une stratégie de renforcement de la résilience au Niger.

Ensuite le renforcement des capacités des acteurs locaux sur la thématique y compris l’internalisation des outils de plaidoyer et enfin la mise en place d’un système de suivi évaluation des activités de la résilience à tous les niveaux.

Cette proposition d’opérationnalisation des activités de la résilience permet de responsabiliser les acteurs nationaux dans la mise en pratique des activités et de responsabiliser les communautés. «  Car l’on ne peut faire le bonheur de quelque sans l’associé ». Les méthodes participatives sont sans nul doute la panacée pour le renforcement de la résilience ;

 

Maman Saley

Sociologue communicateur


[1] DFID , 2011 – Defining disaster resilience: A DFID approach paper

[2] Développé par le Programme Alimentaire Mondial, La PSME est un outil fédérateur mis en œuvre au niveau régional (sous-national) réunissant les communautés, gouvernement et partenaires clés des différents secteurs. Elle vise à renforcer la coordination opérationnelle, et renforcer les partenariats existant ou en développer de nouveaux pour la construction de la résilience.

 

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