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19 mai, 2014

POLITIQUE NIGÉRIENNE/ EST-CE LE DÉBUT DU SOCIALISME SCIENTIFIQUE?

Classé dans : Analyse — palabre @ 11:14

Les socialos sont-ils aux abois? Ils ont commencé à tirer sur tout ce qui bouge! Il y a quelques semaines, ils avaient pris la décision d’interdire aux sociétés de sécurité d’offrir leurs services à certains hommes politiques, sous peine de se voir retirer l’agrément ! Il n’y eut pas assez de réaction.
Aujourd’hui, faisant entrer dans la danse le CSC, lequel est pourtant une institution théoriquement indépendante, puis le procureur de la République, ils viennent d’interdire aux médias de faire leur boulot et aux techniciens du droit d’officier pour éclairer l’opinion, la chose juridique étant parfois ténébreuse. Dr Boubacar Hassane, scientifique social, vient ainsi d’en faire les frais, puisqu’il a été interpellé par la Police judiciaire aujourd’hui même. Non, apparemment, désormais dans ce pays, on ne peut plus exercer ce qu’on sait faire ! Le boulanger doit donc chercher à se reconvertir, puisqu’il ne serait plus question pour lui de faire du pain ! Les analystes politiques doivent trouver leur reconversion dans l’agriculture ou dans la mécanique, puisque le Prince parait allergique à leurs avis techniques et forcément dérangeants !
Pourtant, dans une crise politique précédente, que n’a t-on commenté, débattu, disserté, expliqué, explicité les arrêts rendus par la Cour Constitutionnelle, sans que le Gouvernement n’interpelle aucun constitutionnaliste ou politiste ! Certains mêmes, qui sont aujourd’hui membres d’institution, avaient été sollicités !
Pourtant, même les sourates et versets du Livre Saint peuvent faire l’objet d’explication, d’éclairage, de commentaire et les grands Ulémas s’en chargent avec efficacité ! Leurs avis (ra’ayi) sont pris en compte par les croyants et croyantes ! Et l’on ne voit aucun mal à ce que ces techniciens donnent leurs avis !
Alors, pourquoi les socialos sont-ils sur les nerfs, eux qui d’entrée de jeu, avaient prôné la Bonne Gouvernance, dont le respect de l’État de droit? Est-ce la tentation stalinienne, prédisposant à verrouiller toutes les libertés, dont celle de s’exprimer et de penser?
Quoi qu’il en soit, notre collègue Boubacar Hassane devient le premier constitutionnaliste nigérien à être gardé en vue à la PJ pour avoir donné son avis technique, sollicité par les médias ! Est-ce le premier d’une longue liste? En tout cas, cette interpellation nous …interpelle toutes et tous ! Je rappelle les paroles de Martin Niemoller :
« Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.
Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester. »

/////Nous ne sommes ni constitutionnalistes, ni directeurs/trices d’agences de sécurité, ni journalistes, mais, la consolidation de l’État de droit et de la démocratie nous concerne toutes et tous !

Docteur Souley Adji Politologue

16 mai, 2014

Processus d’opérationnalisation des activités de renforcement De la résilience au Niger quelle perspective

Classé dans : Urgence et developpement — palabre @ 14:57

Processus d’opérationnalisation des activités de renforcement

De la résilience au Niger quelle perspective

 

Le changement climatique qui  a pour corolaire la récurrence des sècheresses, l’insécurité  alimentaire et nutritionnelle fréquente a amené l’état du Niger à se doter d’un dispositif de prévention et de gestion de crises et catastrophes alimentaire depuis 1989. Ce dispositif dispose d’un mécanisme de concertation et de mobilisation des ressources, d’un dispositif d’information et d’un dispositif d’intervention.

Malgré les actions inestimables de l’état et du partenaire dans le cadre la prévention et gestion des catastrophe force est de constater qu’outre la récurrence de ces crises,  leurs impacts sont toujours grandissant surtout chez les groupes extrêmement vulnérable. Cette situation a amené les décideurs politiques et les bailleurs de fonds à ajouter une troisième variante dans la gestion des catastrophes alimentaires celle de la résilience.

Mais qu’est-ce que c’est que la résilience ? Il faut noter qu’il n’y a pas de définition standard de la résilience. Mais placer l’accent sur la résilience dans le cadre des interventions humanitaires ou développement revient à rendre autonomes les communautés dans l’utilisation de leurs propres ressources, à renforcer leur capacité à affronter les chocs plutôt qu’à se concentrer sur leur vulnérabilité ou leurs  besoins en situation d’urgence. Vu sous cet angle l’on peut considérer la résilience comme étant « La capacité des pays, des communautés et des ménages à gérer un  changement, en conservant ou en transformant leur niveau de vie face aux chocs et stress tels que ; les tremblements de terre, sècheresse ou conflit violent sans compromettre leur perspective à long terme (DFID, 2011)[1]». Ainsi on peut également considérer l’approche visant à renforcer la résilience comme étant une approche intégrée et pluridisciplinaire ayant un lien entre intervention d’urgence et perspective à long terme.

Faire de la résilience serait donc adresser des solutions idoines aux causes structurelles de la vulnérabilité.  Ce qui s’oppose aux interventions ponctuelles et ciblées et aux saupoudrages des actions. Il faudrait raisonner donc en paquet d’activité. C’est pourquoi on parle de la commune de convergence au Niger (Comdeco) «  qui sont un certain nombre des communes dans lesquelles l’Etat et ces partenaires acceptent de joindre leurs efforts pour adresser une réponse globale à la vulnérabilité et renforcer ainsi la résilience de ces communes ». Au niveau des partenaires aux développements des outils de planification et des plaidoyers sont mis en place pour cette fin. Quelques  un de ces outils comme la planification saisonnière basée sur les moyens d’existence (PSME)[2] et la planification communautaire participative sont en adéquation avec les outils existants déjà,  comme les plans de développement communaux (PDC). Mais il y a une préoccupation en termes d’appropriation et d’harmonisation de ces outils par les acteurs étatiques.

C’est pourquoi il est plus que judicieux qu’il est un état de lieux des approches et outils de renforcement de la résilience au Niger. Cela aura l’avantage d’avoir une plus grande visibilité en termes d’approche sur la thématique, et de sortir une stratégie de renforcement de la résilience au Niger.

Ensuite le renforcement des capacités des acteurs locaux sur la thématique y compris l’internalisation des outils de plaidoyer et enfin la mise en place d’un système de suivi évaluation des activités de la résilience à tous les niveaux.

Cette proposition d’opérationnalisation des activités de la résilience permet de responsabiliser les acteurs nationaux dans la mise en pratique des activités et de responsabiliser les communautés. «  Car l’on ne peut faire le bonheur de quelque sans l’associé ». Les méthodes participatives sont sans nul doute la panacée pour le renforcement de la résilience ;

 

Maman Saley

Sociologue communicateur


[1] DFID , 2011 – Defining disaster resilience: A DFID approach paper

[2] Développé par le Programme Alimentaire Mondial, La PSME est un outil fédérateur mis en œuvre au niveau régional (sous-national) réunissant les communautés, gouvernement et partenaires clés des différents secteurs. Elle vise à renforcer la coordination opérationnelle, et renforcer les partenariats existant ou en développer de nouveaux pour la construction de la résilience.

 

Soubressaut politique.

Classé dans : Arret — palabre @ 14:40

fichier pdf arret_n_006_14_cc_mc

Arrêt de la cour

Classé dans : Non classé — palabre @ 14:32

Le Niger dans la tourmente politique

15 juin, 2009

Arrêt n° 04/CC/ME Du 12 juin 2009 de la COUR CONSTITUTIONELLE …

Classé dans : Arret — palabre @ 11:21
Arrêt n° 04/CC/ME Du 12 juin 2009 de la COUR CONSTITUTIONELLE …      
Écrit par le Président et le Greffier (COUR CONSTITUTIONELLE)   
Samedi, 13 Juin 2009 04:46

TandjaLa Cour constitutionnelle statuant en matière électorale en son audience publique du douze juin 2009 au Palais de ladite Cour a rendu l’arrêt dont la teneur suit :

LA COUR

Vu la constitution ;

Vu la loi n° 2000-11 du 14 août 2000 déterminant l’organisation, le fonctionnement et la procédure à suivre la Cour constitutionnelle, modifiée par les lois n° 001-2002 du 8 février 2002 et 2004-16 du 13 mai 2004 ;

Vu l’ordonnance n° 99-37 du 4 septembre 1999 portant code électorale et ses textes modificatifs subséquents ;

Vu la requête et les pièces jointes ;

Vu les observations du Secrétariat général du Gouvernement ;

Vu l’ordonnance n° 21/PCC du 8 juin 2009 de Madame le Président de la Cour constitutionnelle portant nomination d’un Conseiller-Rapporteur ;

 Après audition du Conseiller-Rapporteur ;

Par requête en date du 8 juin 2009 enregistrée au greffe de la Cour sous le n° 009/greffe/ordre, les partis politiques Alliance Nigérienne pour la Démocratie et le Progrès (ANDP-Zaman Lahiya), Parti Nigérien pour l’Autogestion (PNA-Al’ Oumma’t), Prati Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS Tarraya), Union des Socialistes Nigériens (USDN-Talaka le bâtisseur) ont saisi la Cour constitutionnelle aux fins d’annulation pour excès de pouvoir du décret n° 2009-178/PRN/MI/SP/D du 5 juin 2009 portant convocation du corps électoral pour référendum sur la Constitution de la VIè République.

SUR LA COMPETENCE DE LA COUR

Considérant qu’aux termes de l’article 104 du Code électoral : « le recours pour excès de pouvoir en matière électorale est porté devant la Cour constitutionnelle sans recours administratif préalable » ;

Considérant qu’au sens de l’article premier du code électoral, la matière électorale s’entend des élections politiques et du référendum ;

Que dès lors, la Cour est compétente pour connaître du décret portant convocation du corps électoral ;

SUR LA RECEVABILITE DE LA REQUETE

Considérant que l’article 9 alinéa 2 de la constitution dispose que les partis et groupements de partis politiques concourent à l’expression des suffrages ;

Considérant qu’aux termes de l’article 2 alinéa 1 de l’ordonnance n° 99-59 du 20 décembre 1999 portant charte des partis politiques : « les partis politiques sont des associations à but non lucratif, qui conformément à la Constitution, regroupent des citoyens nigériens autour d’un projet et d’un programme politique en vue de concourir à l’expression du suffrage universel et de participer à la vie politique par les moyens démocratiques et pacifiques » ;

Considérant qu’il découle de ses dispositions que les partis politiques auteurs de la requête ont qualifié pour saisir la Cour et intérêt à demander l’annulation du décret attaqué ;

Que dès lors, la requête doit être déclarée recevable ;

AU DONDS

Considérant que les requérants invoquent à l’appui de leur requête les moyens suivants :

-          «Le Président de la République n’a pas, de par la constitution, compétence pour convoquer le corps électoral en vue du scrutin d’un référendum ayant pour objet et pour effet de réaliser une révision intégrale de la Constitution du 9 août 1999 en méconnaissance de la procédure exclusive du titre XII de la dite Constitution ;

-          Le décret n° 2009-178/PRN/MI/SP/D portant convocation du corps électoral vise à consacrer un véritable détournement de la procédure, car il impose une procédure à peine déguisée de remise en cause d’une Constitution qu’il a, du fait de son serment, l’obligation absolue de respecter et de faire respecter. Cela apparaît clairement à travers la volonté du Président de la République de rattacher de manière abusive la révision de la Constitution à l’article 49 dont les termes sans équivoque n’offrent pas cette possibilité ;

-          Le décret consacre également un véritable détournement de pouvoir en ce sens que le Président de la République s’est érigé en constituant originaire en violation de la Constitution actuellement en vigueur ;

-          En convoquant le corps électoral comme il fait avec le décret querellé, le Président de la République méprise également les dispositions relatives à la distribution des cartes d’électeurs qui doivent intervenir dans un délai précis (articles 38 de la loi 2008-40). De la sorte, la sincérité ainsi que la transparence des élections sont remise en cause, d’où un excès de pouvoirs supplémentaire ».

Sur les deux premiers moyens réunis :

Considérant qu’aux termes de l’article 49 alinéa 1 de la Constitution : « Le Président de la République peut, après avis de l’Assemblée Nationale et du Président de la Cour Constitutionnelle,  soumettre au référendum tout texte qui lui paraît devoir exiger la consultation directe du peuple à l’exception de toute révision de la présente Constitution qui reste régie par la procédure prévue au titre XII » ;

Considérant qu’en l’état actuel des dispositions constitutionnelles, l’opération projetée par le décret attaqué s’analyse en une révision intégrale de la Constitution en vigueur ;

Considérant que toute révision de la Constitution doit obéir aux dispositions du titre XII de la Constitution, notamment celles des articles 135 et 136 ainsi formulés :

Articles 135 – Pour être pris en considération, le projet ou la proposition de révision doit être voté à la majorité des trois quarts (3/4) des membres composant l’Assemblée Nationale.

Si le projet ou la proposition en cause a été approuvé à la majorité des quatre cinquième (4/5) des membres composant l’Assemblée Nationale, la révision est acquise. A défaut, le projet ou la proposition est soumis à référendum.

Articles 136 – Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire national.

La forme république de l’Etat, le multipartisme, le principe de la séparation de l’Etat et de la religion et les dispositions des articles 36 et 141 de la présente Constitution ne peuvent faire l’objet d’aucune révision.

Considérant dès lors que toute révision de la Constitution ne peut s’envisager hors la procédure prévue à l’article 135 précité ;

Que le décret convoquant le corps électoral pour référendum sur la Constitution de la VIè République a donc été pris en violation des dispositions des articles 49 et 135 de la Constitution

Qu’il encourt annulation de ce chef ;

Sans qu’il ne soit besoin d’examiner les autres moyens ;

PAR CES MOTIFS

Vu les textes susvisés ;

-          Se déclare compétente ;

-          Déclare la requête recevable

-          Annule le décret n° 2009-178/PRN/MI/SP/D du 5 juin 2009 portant convocation du corps électoral pour le référendum sur la Constitution de la VIè République.

Dit que le présent arrêt sera notifié aux requérants et publié au Journal Officiel de la République du Niger ;

Ainsi fait jugé prononcé par la Cour constitutionnelle les jours, mois et an que dessus ;

Où siégeaient Madame Salifou Fatimata Bazèye, Président, Monsieur Oumarou Yayé, Vice Président, Messieurs Karimou Hamani, Mahamane Boukari, Abounacr Maidoka, Ibrahim Oumarou, Madame Abdoulaye Diori Kadidiatou Ly, Conseillers, en présence de Maître Moussa Issaka, greffier.

Ont signé le Président et le Greffier.

POUR EXPEDITION CERTIFIEE CONFORME

NIAMEY, LE 12 JUIN 2009

LE GREFFIER EN CHEF

3 juin, 2009

Le Niger Victime de son Uranium

Classé dans : Analyse — palabre @ 13:41

Le niger est une ancienne colonie française et un de ces nombreux pays africains francophones qualifiés de pays en voie de développement. A l’heure de la mondialisation dont l’Afrique est la grande absente, « cela signifie que sa population est dans une voie sans issue pendant que les bénéfices dégagés sur place par de grandes sociétés occidentales se développent » . Comme de nombreux pays d’Afrique, le niger possède dans son sol des richesses rares et grandement convoitées, mais dont les fruits ne profitent qu’à quelques firmes transnationales occidentales et à une poignée de dirigeants locaux s’enrichissant de la spoliation de son propre peuple. Mais dans un pays comme le niger, le pétrole y est apparu moins comme un miracle que comme un facteur de déstructuration d’une société en quête d’identité, du fait de la captation d’une rente financière importante par un groupe limité : c’est ce que les économistes appellent communément « la malédiction du pétrole ».

En effet, « la dépendance économique, l’appât du gain des multinationales, qui jouent sur le continent comme dans un grand casino ouvert à tous les vents, et la corruption d’élites peu représentatives se conjuguent pour priver les peuples des retombées de leurs immenses richesses » . Alors, que le prix du baril de pétrole reste élevé, les appétits énergétiques des grandes puissances occidentales s’aiguisent et se font de plus en plus féroces envers le continent africain. Le niger est, par conséquent, un territoire d’enjeu économique important pour l’industrie énergétique du fait des ressources pétrolières et uranifères dont le sol nigérien regorge, rappelons que le sous-sol de ce pays « représente les stocks d’uranium disponibles les plus importants au monde » . L’exploitation de ses ressources est donc au centre de toutes les convoitises internationales, notamment pour l’ancienne puissance coloniale qu’est la France qui a su maintenir sa présence sur le territoire du niger, notamment via la société française Areva, le géant mondial du nucléaire, qui est le premier opérateur privé du pays et qui, de par sa situation monopolistique, peut unilatéralement imposer ses conditions au gouvernement nigérien.

C’est d’ailleurs dans cette optique on s’en souvient que le President Francais Nicolas Sarkozi à clairement soutenu l’idée de Tazartché du Président Tandja. La france ne pouvait pas se permettre de perdre un grand ami meme au prix du sang des pauvres nigériens innocents. »comme quoi la france n’as  pas des amis mais des intérêts »,

Analyse des enjeux de l’uranium Nigerien

Classé dans : Analyse — palabre @ 12:52

Analyse des enjeux de l'uranium Nigerien dans Analyse doc analyse.doc

 

 

Déclaration du Front pour la Défense de la Démocratie (FDD)

Classé dans : Declaration — palabre @ 11:43
Déclaration du Front pour la Défense de la Démocratie (FDD)   Imprimer E-mail
Écrit par Le Front pour la Défense de la Démocratie   
Mercredi, 03 Juin 2009 06:57

Le Front pour la Défense de la DémocratieLes organisations de la Société Civile et Partis Politiques membres du Front pour la Défense de la Démocratie, réunies le 1er juin 2009 à l’effet d’examiner la situation politique nationale font la déclaration suivante:
•    Considérant la Constitution du 9 Août 1999 ;
•    Considérant l’avis N° 02 de la Cour Constitutionnelle en date du 25 Mai 2009 déclarant anticonstitutionnel le projet de référendum ;
•    Considérant le message à la nation du Président de la République en date du 29 Mai 2009 annonçant l’organisation prochaine d’un référendum ayant pour objectif de lui octroyer une prolongation de mandat de trois (3) ans… • Constatant, l’entêtement du Président de la République à organiser son référendum malgré l’avis de la Cour Constitutionnelle et en dépit de l’impossibilité légale et constitutionnelle, au risque de violer son serment coranique et commettre un acte de haute trahison ;
•    Constatant le rejet pur et simple des conseils à lui prodigués par les sages de la CEDEAO sur le caractère anticonstitutionnel de son référendum et la remise en cause de la démocratie ;
•    Rappelant au Président de la République qu’après le 22 décembre 2009, il n’est plus Président de la République du Niger conformément à la Constitution du 9 Août 1999 et par conséquent le traiterons comme un simple citoyen ;

Nous, Organisations de la Société Civile et Partis Politiques, regroupés au sein du FDD, très attachés à la Constitution du 9 Août 1999 et à la démocratie :
1.    Attirons l’attention des chefs traditionnels sur l’impérieuse nécessité de se préserver et de respecter leur statut conformément à la tradition, aux lois et règlements de la République ;
2.    Décidons d’engager des poursuites judiciaires contre les Gouverneurs et Préfets complices de cette entreprise anticonstitutionnelle ;
3.    Demandons aux chefs traditionnels de s’abstenir de tout comportement anticonstitutionnel notamment le soutien au projet « Tazartché » du Président de la République.

4.    Attirons l’attention des Ulémas, témoins du serment coranique du Président de la République, sur leurs obligations de l’interpeller en vue du respect par lui de cet engagement sacré;
5.    Rejetons la décision irresponsable et anticonstitutionnelle du Président de la République d’organiser le référendum ;
6.    Affirmons notre détermination à combattre ce projet par tous les moyens que nous autorise la Constitution du 9 Août 1999.
7.    Remercions les Organisations, les Pays amis, tous les démocrates de part le monde pour leur prise de position visant à concourir à la préservation de la paix sociale et des acquis démocratiques et Républicains au Niger ;

8.    Déplorons la situation survenue à Dosso et rendons en directement responsable le Président de la République ;
9.     Le FDD apporte tout son soutien moral aux blessés et leur souhaite un prompt rétablissement ;
10.    Exigeons la libération de tous les citoyens interpellés suite à ces évènements ;
11.    Exigeons la tenue des élections législatives anticipées dans les délais imposés par la loi ;
12.    Lançons un appel à toutes les militantes et les militants pour une mobilisation générale afin arrêter le processus de remise en cause de la démocratie engagé par le Président de la République sortant.
Prenons de nouveau à témoin la communauté internationale sur la poursuite de la dérive autoritaire et ses conséquences imprévisibles voulues et planifiées par le Président de la République sortant.

Fait à Niamey le 2 juin 2009

2 juin, 2009

COMMUNIQUÉ DE PRESSE: Inquiétudes du Gouvernement des États-Unis par rapport au processus démocratique au Niger…

Classé dans : International — palabre @ 11:51
     
Écrit par Stephen J Posivak   
Lundi, 01 Juin 2009 15:52

 Ian Kelley Porte-parole du Département d’Etat Bureau des Affaires Publiques Washington, DC 29 mai 2009Les Etats-Unis sont inquiets par rapport aux récentes déclarations faites dans le cadre de la tenue d’un référendum national par le Président, visant à rédiger une nouvelle constitution en vue de permettre l’extension de son mandat présidentiel.   Nous croyons que cela risque de porter atteinte aux acquis sociaux, politiques et économiques difficilement acquis durant cette dernière décennie, et que cela retarderait la démocratie basée sur une transition régulière et pacifique du pouvoir politique et d’une fidèle adhésion à l’application de la loi selon les procédures prévues par la constitution.  La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Cour Constitutionnelle du Niger ont également exprimé des préoccupations sur cette question.
Le Président Tandja est presque arrivé au terme de ses deux mandats consécutifs de cinq ans chacun, après deux élections libres et transparentes organisées selon la constitution démocratique du Niger.  Pendant cette période, il a été un bon gestionnaire des intérêts nationaux du Niger, a su attirer l’investissement étranger et a lancé des projets de travaux publics de grande envergure, avec en toile de fond une stabilité sociale et politique.

Nous avons partagé nos points de vue avec le Président Tandja dans l’intérêt de préserver des relations solides, chaleureuses et constantes avec le Gouvernement et le peuple nigériens dans leur marche vers la fin de son mandat présidentiel tel que prévu par la constitution.

Ian Kelley (Porte-parole du Département d’Etat Bureau des Affaires Publiques Washington, DC 29 mai 2009)

25 mai, 2009

CREATION DU FDD front de défense de la démocratie

Classé dans : Declaration — palabre @ 11:27
Déclaration de Création du Front pour la Défense de la Démocratie (F.D.D)      
Écrit par Fait à Niamey, le 24 Mai 2009 (Front pour la Défense de la Démocratie (F.D.D))   
Lundi, 25 Mai 2009 05:15

Face aux menaces graves d’atteinte aux acquis démocratiques obtenus de haute lutte;
Considérant la Constitution du 9 Août 1999 ;
Considérant la loi N°2004–46 du 16 Juin 2004 sur l’organisation du référendum;
Considérant la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance en son chapitre VIII : article 23 ;

Considérant les dispositions de la charte de la Francophonie, qui consacrent comme objectifs prioritaires l’aide à l’instauration et au développement de la démocratie, la prévention des conflits et le soutien à l’Etat de droit et aux droits de l’homme ;
Considérant le protocole additionnel de la CEDEAO sur la bonne gouvernance;
Considérant l’avènement du mouvement «  Tazartché » dont l’objectif est la violation de la Constitution et la restauration d’un régime autoritaire;
Considérant que la stabilité démocratique est une condition sine qua non du développement économique et social;
Considérant que les forces démocratiques (Organisations de la Société Civile et les Partis Politiques) ont la responsabilité historique de défendre les acquis démocratiques;
Déterminés à faire échec à l’entreprise de restauration de la dictature à travers la personnalisation du pouvoir par le Président de la République;

Nous, Organisations de la Société Civile et Partis Politiques signataires de la présente déclaration, décidons à partir de ce jour de créer un front dénommé le Front pour la Défense de la Démocratie en abrégé F.D.D.
Les Organisations de la société civile et Partis politiques, signataires de la présente déclaration s’engagent dans un combat pour préserver les acquis démocratiques et le droit de l’homme gravement menacés par le mouvement «Tazartché » ;

Le Front pour la Défense de la Démocratie (F.D.D) exige la tenue régulière de toutes les élections (locales, législatives et présidentielles) de 2009, dans un climat libre, transparent et démocratique, en accord avec la Commission Electorale Nationale Indépendante (C.E.N.I) déjà mise en place à cet effet et ce conformément aux dispositions de la Constitution du 9 Août 1999;
Le Front reste ouvert à toutes les forces vives du pays éprises de paix et de démocratie ;
Prenons à témoin la Communauté Internationale en particulier l’ONU, l’U.A,  la CEDEAO, l’U.E.M.O.A, l’O.I.F, l’Union Européenne sur la dérive autoritaire en marche au Niger pour maintenir le Président de la République au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnel.

Fait à Niamey, le 24 Mai 2009

Ont signé : 231 Partis Politiques et Associations

ASSOCIATIONS MEMBRES DU F.D.D
N°     DENOMINATION    NATURE     RESPONSABLE     CONTACT     SIGNATURE
1    ANDP-ZAMAN-LAFIA    Parti Politique            
02    C.D.T.N (33 syndicats)    Centrale Syndicale             
03    CONIR-HIMMA    Parti Politique            
04    FUSAD (31 organisations
et associations)    Groupement d’associations            
05    MCR-NIGER    Parti Politique            
06    M.J.D    Parti Politique            
07    M.C.D.R.P    Parti Politique            
08    M.P.C-WAGARI    Parti Politique            
09    M.P.N-MATASSA    Parti Politique            
10    PUND-SALAMA     Parti Politique            
11    P.S Niyma    Parti Politique            
12    MODEN
Loumana
    Parti Politique            
13    MONSADEM (36 associations et organisations)    Groupement d’associations            
14    MPSP-HASKE    Parti Politique            
15    Partisans de.Hama.Amadou    Parti Politique            
16    PNA-ALOUMATT    Parti Politique            
17    PNDS-TARAYYA    Parti Politique            
18    PPN-RDA    Parti Politique            
19    RODDADH (70 associations et organisations)    Groupement d’associations            
20    ROSEN (42 associations)    Groupement d’associations            
21    RSV-NIYMA    Parti Politique            
22    UDP-AMINTCHI    Parti Politique            
23    UDSN-TALAKA le Bâtisseur    Parti Politique            
24    M.C.D.R    Association société civile            

01 centrale syndicale soit 33 syndicats
04 groupements d’associations soit 179 Associations
01 Association Indépendante
18 partis politiques
Total : 231 Partis Politiques et associations

12
 

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